Ce Samedi, 25 juillet 2015, Dr Kayumba dans son émission à la TVR organise un débat sur la signification du voyage d’Etat d’Obama au terme de son dernier mandat.

Les invités dont Oscar Kamanuka, ancien Directeur Général de l’ORINFOR (Office rwandais de l’information) qu’on peut assimiler à l’actuel RBA (Rwanda Broadcasting Agency). L’actuel Président de l’Association Rwandaise des Journalistes prenait part à ce débat.

Le débat est resté dans les généralités. Il n’a pas attaqué des questions et motivations profondes que revêt cette visite de 3 jours.

 

Kenya : Un pays démocratique par excellence
Les participants au débat n’ont pas soulevé le fait que ce Kenya façonné excellemment par la lutte pour la démocratie citoyenne de Jomo Kenyatta sait mettre en pratique excellemment et bien homogénéiser les affaires (business) et les pratiques démocratiques.

Seul le Kenya en cette Afrique Centrale et de l’Est comprend que le jeu démocratique n’est qu’une superstructure de l’Ossature du Pays qu’est un mode de gestion strictement et proprement capitaliste des affaires. Ici les élections sont houleuses ? C’est normal car certaines forces politiques comme celles de Raila Odinga veulent ramener le pays dans des tricheries pour accaparement de richesses indues au nom de telle ethnie.

Au Kenya, ce n’est pas le NRM (National Résistance Mouvement) ougandais ni le FPR (Front Patriotique Rwandais) qui luttent pour asseoir des infrastructures socio-économiques durables en Ouganda et au Rwanda. Ces deux partis sont obligés de tricher positivement sur tous les aspects et secteurs de la vie économique du pays pour changer les mentalités des citoyens, pour faire revivre le règne de la monnaie et de l’économie de marché en lieu et place de pratiques ancestrales incrustées dans l’imaginaire de peuplades à 80% rurales empêtrées dans un profond analphabétisme ordonné soit par un mode de vie traditionnel extrêmement conservateur ou par une église catholique qui n’entend pas imprimer un régime de profonds changements de ses paroissiens.

 

En effet qui dit changement dit évolution de mentalités et de conditions de vie. Or l’église catholique romaine est celle du pauvre. Avec tout le sens profond et pratique que cela comporte. Les pays Rwanda, Burundi et RDC en savent beaucoup sur le rôle peut reluisant joué par cette puissante ONG internationale qui embrigade les consciences des peuples.

Le Kenya est encore moins la Tanzanie. Ses partis politiques peuvent entrer dans un jeu démocratique avec chacun les chances de remporter le mandat moyennant ses stratégies, ses forces et la valeur de son leadership. Le Kenya n’est pas doté d’un CCM (Chama Cha Mapinduzi), véritable parti présidentiel tanzanien, les autres étant voués à jouer les satellites depuis que la Tanzanie est indépendante.

 

Cette Tanzanie est-elle démocratique ? Ses voisins ougandais et rwandais et bientôt le Burundi n’ont rien à lui envier ; elle qui n’a jamais connu les guerres intestines, elle qui aurait dû suivre l’exemple démocratique kenyan depuis belle lurette.

Obama visite-t-il le Kenya vers la fin de son dernier mandat ? Embrasse-t-il beaucoup de parentés qu’il ne connaissait pas, pourtant proches ?

Qu’apporte-t-il au Kenya pour qu’il puisse être davantage démocratique ? Mille hommes d’affaires américains qui sont membres de sa délégation. Qui dit Mille hommes d’Affaires dit que l’AGOA va fonctionner comme il faut. Cela dit 1000 et plus contrats d’affaires à signer. Cela veut dire également des milliers de projets d’investissement américains au Kenya.

Une visite non tardive
L’Américain Obama avec ses origines au Kenya est pragmatique, rationnel et non sentimental. Il est gagné à la raison occidentale. Il a été voté par les citoyens américains pour servir leurs intérêts. Mais en transportant 1000 investisseurs au Kenya et en Ethiopie, cet excellent et visionnaire président américain obéit à une logique : Les Américains doivent sortir de leur pays pour, ne fut-ce que de petits investissements autant que le font les Chinois depuis quelques décades au point qu’ils ont emmagasiné de multi milliards de dollars d’épargne dans leurs banques.

Photo d’Obama jeune en visite chez sa grand-mère kenyane
Pour ce faire, Obama ne peut commencer ailleurs ce projet si ce n’est dans un pays le Kenya où il a des origines, un pays qui, par son évolution des forces démocratiques, tranquillise les profits de capitaux de ses concitoyens américains.

Du Kenya aux pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est, il n’y a qu’un pas. On peut s’attendre à voir un mouvement de capitaux des hommes d’Affaires américains déferler en masse dans des secteurs économiques encore en friche tel que l’agriculture commerciale, le pétrole et autres sources d’énergie et la revalorisation des produits tropicaux en produits finis exportables avec un grand pourcentage de plus-value.
Publié le 26-07-2015 par Jovin Ndayishimiye

http://fr.igihe.com/politique/obama-au-bercail-kenyan-affaires-relations-et.html

Posté le 26/07/2015 par rwandaises.com