La ministre rwandaise des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et des Affaires de l’EAC, Louise Mushikiwabo, a déclaré à la presse que la France a commencé un combat de couvrir ses anciens dirigeants qui ont joué un rôle dans le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda, que néanmoins, elle ne va pas du tout gagner cette bataille car elle ne pourra pas cacher tous les faits patents.

Elle a fait ces déclarations ce samedi 28 octobre aux journalistes français peu après que le Rwanda ait rappelé son ambassadeur Jacques Kabale qui était en poste à Paris suite au fait qu’un nouveau juge anti terroriste français ait décidé de rouvrir les investigations sur l’auteur de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du Président Juvénal Habyarimana.

« Ce derniers temps, la France montre de plus en plus un caractère hautain, passez-moi l’expression ! Nous, de notre côté, exigeons que cette France reconnaisse ses responsabilités », a-t-elle dit avant d’ajouter que le Rwanda a rappelé son ambassadeur en poste à Paris « parce que nous avons des problèmes sur ces interminables accusations ».

En effet, le Gouvernement rwandais pense que cette nouvelle enquête sur l’attentat du Falcon 50 présidentiel, le fait que ce sont des officiels rwandais actuels qui sont visés, ceci est une carte brandie par la France officelle pour essayer de cacher ses responsabilités dans ce génocide surtout que le juge anti terroriste Jean Marc Trévidic et son assistante Nathalie Poux, ayant débarqué sur la scène du crime avec quantité d’experts balistiques divers, il a été constaté que les tirs sont venus du camp qui gardait le président abattu.
Naturellement Marc Trévidic a été écarté du dossier avant de le clôturer et le publier.

La justice française a déniché un autre témoin providentiel qui prétend avoir transporté le missile qui a percuté le Falcon présidentiel en 1994. Elle ordonne à comparaître le Ministre rwandais de la Défense pour une contre enquête. Le Rwanda trouve que cette façon de sous estimer les autorités rwandaises est lourde de conséquences pour l’avenir des relations franco-rwandaises.

Le Gouvernement rwandais trouve injuste le fait que l’agresseur se cache derrière les menées d’une France officielle qui ne veut pas reconnaître les fait car si elle incrimine une partie ou la direction de l’ancien camp militaire de Kanombe d’où est parti le missile criminel d’après Trévidic, c’est toute une philosophie politique du Parti Socialiste français et de ses anciens dirigeants qui sera attaquée en règle.

De deux, les réparations poursuivies par les familles de l’équipage français de l’avion risquent d’ouvrir un gros dossier aux répercussions inimaginables amenant la France à reconnaître son rôle dans le génocide des Tutsi de 1994 et, ipso facto, à verser des réparations à toutes les victimes du génocide des Titsi de 1994 au Rwanda.

Redigé par Jovin Ndayishimiye
http://fr.igihe.com/politique/mushikiwabo-revoltee-d-une-france-accusee-qui.html
Posté le 31/10/2017 par rwandaises.com