Patrouille militaire à Bujumbura le 29 mai 2015. REUTERS/Goran Tomasevic
les autorités burundaises après la déclaration du général Léonard Ngendakumana, le bras droit du chef putschiste burundais Godefroid Nyombaré. Dans une interview de 12 minutes à la télévision kényane KTN, le général avait accusé de nouveau le président Nkurunziza de vouloir s’accrocher au pouvoir. Il avait réitéré sa volonté de le renverser. L’armée ne doit pas se mêler de politique, commente en réaction le porte-parole de l’armée burundaise.
Le porte-parole de l’armée ne se dit pas vraiment surpris par les propos tenus sur la chaîne kényane par le bras droit du chef des putschistes. « C’est la démocratie, chacun peut donner sa vision », dit-il.
Le colonel Gaspard Baratuza explique ne pas craindre d’attaque, tout en conseillant aux militaires ne de ne pas user de la force. Il faut laisser la politique aux politiciens, ajoute le porte-parole de l’armée : « Il y a d’autres voix pour y arriver. Il y a les tables des négociations, il y a les politiciens qui décident. Nous, nous devons être en dehors de la politique. L’armée a sa propre mission, la politique aux politiciens. »
Aux putschistes, qui revendiquent les attaques à la grenade depuis fin juin, le colonel Gaspard Baratuza dit sobrement que ce n’est pas la méthode appropriée pour arriver au pouvoir. « Les grenades causent plus de problèmes qu’elles ne peuvent en résoudre », précise le porte-parole de l’armée burundaise sans plus de commentaire.

L’armée appelle au calme après le discours des putschistes
Posté par rwandaises.com