« Il est évident que la Belgique y est opposée dans la mesure où ce 3e mandat n’est pas conforme à l’accord d’Arusha qui est pour nous le socle de la réconciliation et de la démocratie burundaise », a déclaré le ministre lors d’un échange de vues en Commission des Relations extérieures de la Chambre.

Jusqu’à présent, la Belgique s’était montrée prudente sur cette question alors que d’autres pays ont condamné explicitement un troisième mandat. Jeudi, en séance plénière de la Chambre, le ministre de la Coopération, Alexander De Croo, avait été pris à partie par l’opposition pour son « ambiguïté ». Dans la majorité, la N-VA avait jugé logique la condamnation explicite d’un troisième mandat.

Le message délivré ce mercredi n’est pas neuf, a affirmé Didier Reynders. Il a été répété à plusieurs reprises, en particulier lors d’une rencontre avec le président burundais en janvier. Mais la Belgique a préféré la voie d’une diplomatie discrète.

« Il nous a semblé que la diplomatie discrète avait plus de chance d’aboutir (…) J’ai bien vu récemment que certaines grandes puissances ont appelé publiquement le président Nkurunziza à revenir sur sa décision mais vous constaterez comme moi que ça n’a pas eu beaucoup d’effet », a-t-il fait remarquer.

La diplomatie belge n’exclut toutefois pas que le président burundais aille jusqu’au bout de sa candidature. Si tel est le cas, « il est d’autant plus important que les élections législatives soient libres afin qu’il y ait un pluralisme et donc un certains contrepoids au parlement », a expliqué Didier Reynders.

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