Les sénateurs rwandais se sont penchés en Commission hier 26 janvier 2016 à l’importance de la commémoration annuelle de l’anniversaire de génocide des Tutsi du Rwanda de 1994. Selon, cette commémoration s’est faite régulièment durant ces 21 dernières années avec objectif de solidarité pour les survivants de ce génocide et la dynamisation et renforcement du programme national de l’unité et réconciliation.Les sénateurs ont appelé la Communauté internationale à se joindre dans la pratique au Rwanda dans les activités annuelles de mémoire des victimes du génocide des Tutsi du rwanda de 1994 et de lutte contre les idéologies de négationnisme et de révisionnisme y relatives.

Dr Jean Damascène Bizimana, Secrétaire Exécutif de la CNLG/Commission Nationale de Lutte contre le Génocide était l’invité de la Commission Politique et Bonne Gouvernance de ce mardi 26 janvier 2016.

Les défis autour de l’acceptance et pratique des activités de mémoire des victimes du génocide des Tutsi ont été passés en revue dont le fait qu’il y a beaucoup d’entraves qui font que les Rwandais de la diaspora et leurs amis sont contrecarrés dans la tentative de mener ces activités et les idéologies de négationnisme et de révisionnisme du génocide des Tutsi du Rwanda bien souvent ancrées dans les personnalités de la communauté internationale.

Dr Bizimana a illustré ces propos par la France qui, l’an passé, par le biais de quelques-uns de ses dirigeants, a combattu les cérémonies de mémoire des victimes du génocide Tutsi de 1994 qui étaient en préparation. Certains, a-t-il dit, sont allés jusqu’à afficher des communiqués qui dissuadaient les gens d’organiser ces cérémonies de mémoire.
Le Chef de la CNLG a faoi comprendre que de telles situations françaises sont expliquable par le contentieux franco-rwandais où la France est accusée de participation avérée dans le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda.

Il a ensuite montre que certains chercheurs, écrivains et autres universitaires pris pour des experts de la région des Grands lacs africains jouent un grand rôle néfaste dans la Communauté internationale empêchant ainsi un développement positif de cette Communauté face à la mémoire des victimes du génocide des Tutsi de 1994.

« Quand on a un chercheur négationniste de son état,Filip reyntgens, expert de la Banque Mondiale quand celle-ci veut prendre des décisions intéressant le Rwanda ; quand il s’amène une cetaine Jane Corbin, une journaliste professionnelle de la BBC ; quid de Stephen Smith, ancien journaliste à Libération et Le Monde et actuellement Professeur aux USA ; on comprend que ces gens, leaders d’opinion peuvent influencer négativement les hautes sphères internationales qui prennent des positions erronnées sur la question », a dit Bizimana qui en passant a montré un certain courant chez certains juifs qui ont subi l’holocauste et qui n’acceptent pas qu’il y ait eu d’autres génocides au 20ème siècle si ce n’est uniquement le leur. Il a cité, sur ce point, un juge du TPIR-Arusha, Theodore Mellon de la Chambre d’Appel de ce tribunal installé à Arusha pour juger les criminels de génocide des Tutsi peu après la perpétration de ce crime contre l’humanité au Rwanda en 1994.

Le Secrétaire général de la CNLG a ensuite développé un thème d’une agressive campagne médiatique diversifiée d’intellectuels rwandais hutus présumés criminels de génocide qui courent de par le monde.

Sur ce dernier point, le Dr Bizimana a révélé qu’une étude est en cours dans sa boîte pour brosser un tableau exhaustif de ces derniers et qu’il sera développé une stratégie de lutte efficace contre eux.

Publié le 27-01-2016 – à 13:25′ par IGIHE

Posté le 28/2016 par rwandaises.com