Au moment où, tous les ans, les Rwandais vivent les cent jours de commémoration du génocide perpétré contre les [Ba]Tutsi du Rwanda du 7Avril au 4 juillet 1994, un groupe d’autres Rwandais, ceux-là qui ont joué un rôle dans la perpétration de ce génocide, multiplie des efforts de campagne médiatique négationniste destinée à nier les crimes qu’ils ont commis.

Ceux qui suivent de près les agissements de ces derniers montrent que certains ténors de cette campagne négationniste se font passer pour des rescapés de ce génocide pour qu’ils soient entendus dans les pays qui les hébergent. La nouvelle stratégie médiatique qu’ils ont adoptée est de se faire passer pour les victimes de ce génocide.

Ils ont construit un réseau qui s’étend dans tous les pays occidentaux dont les USA, la Grande Bretagne, la France, la Belgique et le Canada mais aussi en Australie et dans la Nouvelle Zélande. Dans ce dernier pays, ils y ont créé une association négationniste extrémiste dénommée Rwandan Association of Queensland.

Ethnocentristes négationnistes de père en fils

Qui sont les animateurs de ce mouvement négationniste du génocide contre les [Ba]Tutsi de 1994 ? Certains d’entre eux hériteraient cette idéologie de leurs parents qui ont activement participé dans la perpétration de ce génocide, d’autres sont en cavale recherchés par la justice. D’autres enfin ont décidé de prendre faits et causes de cette idéologie négationniste.

Les Gatebuke

Alice et Claude Gatebuke résident à Nashville dans le Tennessee. Leur père Gatsinzi Gatebuke est originaire de Kayove dans l’ancienne Préfecture de Gisenyi. Alice et Claude Gatebuke font une campagne dans les milieux estudiantins des USA où ils se font passer pour des rescapés du génocide. Ils cachent des mobiles pas très louables quand on sait comment leur père, Gatsinzi Gatebuke, ancien fonctionnaire de l’Etat dans l’ONAPO/Office National de la Population, vouait une haine énorme contre les [Ba]Tutsi au point qu’il ne pouvait s’asseoir à côté d’eux à table. Claude Gatebuke, il mène beaucoup d’activités négationnistes du génocide contre les [Ba]Tutsi

Claude Gatebuke dit avoir créé une association African Great Lakes Action Network (AGLAN) composée uniquement de lui, de sa soeur et d’une autre femme dénommée Brinkley Rubenstin. Cette association collecte des dons dans les milieux qui ne savent rien du génocide contre les [Ba]Tutsi du Rwanda de 1994.

Denise Zaneza, Coordinatrice Europe de Rwandan Rights

Claude Gatebuke collabore de très près avec la Dame Denise Zaneza qui est un grand ténor du négationnisme du génocide contre les [Ba]Tutsi du Rwanda. Zaneza est la fille d’un certain Marcel Sebatware, réfugié en Belgique, accusé de crimes de génocide contre les [Ba]Tutsi de Bugarama/Cyangugu alors qu’il était Directeur Général de l’Usine de ciment CIMERWA. Sebatware est originaire de l’ancienne commune de Mukingo en Préfecture Ruhengeri. Il est le beau frère de Gén. Déogratias Nsabimana, l’ancien Chef d’Etat Major de l’Armée gouvernementale sous le Président Juvénal Habyarimana (1973-1994). Denise Zaneza, fille de Marcel Sebatware, boucher de Cimerwa/Bugarama Cyangugu. Il se cache non inquiété en Belgique

La CNLG/Commission Nationale de Lutte contre le Génocide retrace ce Sebatware dans son exil belge. Il est décrit comme un extrémiste qui se cache sous ses activités politiques pour mieux couvrir son passé génocidaire. Il est parmi les fondateurs et commissaire du parti FDU-Inkingi/ Forces Démocratiques Unifiées de la Dame Victoire Ingabire Umuhoza en Belgique.

La CNLG regrette le fait que la Belgique ne décide pas de l’extradition à la justice rwandaise de ce génocidaire de triste renommée qu’est Marcel Sebatware jugé par contumace par les juridictions Gacaca rwandaises.

« La Belgique devrait assumer ses responsabilités dans le cadre du prescrit de la Justice internationale consistant en l’extradition de ce génocidaire Marcel Sébatware au lieu de lui permettre en toute liberté de continuer sa propagande haineuse, son révisionnisme et son négationnisme du génocide perpété contre les [Ba]tutsi du Rwanda », écrit la CNLG.
Zaneza, la fille ne peut qu’adopter une vie mensongère pour pouvoir mieux arriver à ses fins. Elle passe pour activiste des Droits humains, coordonnatrice Europe de Rwanda Rights et, pis encore, « rescapée du génocide ». Ici, elle adopte une même attitude mensongère comme Gatebuke aux USA. Tous les deux professent en vérité la thèse du double génocide au Rwanda.

Regroupés dans Jambo asbl

Un autre groupe de Rwandais négationnistes et révisionnistes du génocide en Belgique a fondé une asbl dite Jambo qui, officiellement, lutte pour les droits humains. Placide Kayumba, fondateur et 1er dirigeant de Jambo asbl, il mène subtilement beaucoup d’activités négationnistes en Europe


Jambo asbl est fondée et dirigée par un certain Placide Kayumba,
fils de Dominique Ntawukuriryayo qui fut Sous-préfet de Butare basé dans l’ancienne Commune Gisagara aux temps forts du génocide contre les [Ba]Tutsi du Rwanda 1994. Reconnu coupable des crimes de génocide par le TPIR-Arusha pour avoir coordonné des attaques sur les 30.000 [Ba]tutsi réfugiés sur la colline Kabuye, il a écopé 25 ans de prison. Cette sentence n’a pas plus à son fils activiste des droits Humains, Placide Kayumba, qui a crié à l’innocence du père.

L’actuelle présidente de Jambo asbl, Natacha Abingeneye, est fille de Juvénal Uwiringiyimana, ancien Ministre de l’Industrie et Commerce et un grand partisan du MRND/Mouvement National Révolutionnaire pour le Développement, parti présidentiel. Il a comparu en juin 2005 pour répondre aux crimes de génocide dont il était accusé. Il est mort avant la clôture du procès.

Cette association a également dans son sein un certain Gustave Mbonyumutwa,
fils de Shingiro Mbonyumutwa et petit fils de Dominique Mbonyumutwa, l’un des fondateurs de MDR Parmehutu en 1959 et président intérimaire du Rwanda de 1961 à 1962.

Le père de Gustave, Shingiro Mbonyumutwa, fut Directeur de Cabinet du Premier Ministre du Gouvernement génocidaire (Avril-juin1994) Jean Kambanda. Il s’est également constitué témoin de la défense dans le procès TPIR-Arusha vs Matthieu Ngirumpatse. Ce dernier a été le Président du Parti MRND durant la période du génocide d’Avril –juillet 1994.

Mme Liliane Bahufite, fille du Col. Juvénal Bahufite qui a coordonné les massacres des [Ba]tutsi de Gisenyi de 1990 à 1993 fait elle aussi partie de Jambo asbl. Ce colonel continuera ses fonctions militaires en exil au Zaire où il était le porte-parole des FAR/Forces Armées Rwandaises.

Laure Nkundakozera qui fut Secrétaire générale de Jambo asbl et rédactrice en chef de jambonews est fille de Anastase Nkundakozera, jugé par contumace par les juridictions Gacaca. Sa mère Agnès Mukarugomwa a également affiché un grand zèle dans sa partisanerie au sein du MRND.

Jambo Asbl est dirigée actuellement par un certain Robert Mugabowindekwe, fils du Lt-Col Ephem Rwabalinda qui fut Conseiller du Chef d’Etat Major des FAR/Forces Armées Rwandaises sous le Président Juvénal Habyarimana. Cet homme a rempli une mission du 9 au 13 mai 1994 àParis où il était à la quête d’armes et minutions pour approvisionner les FAR et autres Interahamwe en rupture de stock qui tuaient des [Ba]Tutsi et luttaient contre les troupes libératrices de l’APR/Armée Patriotique Rwandaise. Il demandait que ces armes transitent par des pays limitrophes pour être acheminées au Rwanda. Sa mort n’a pas été expliquée. On soupçonne que ce sont ses pairs qui l’auront éliminé.

Jambo asbl a d’autres membres dont Norman Ishimwe Sinamenye qui passe pour le Secrétaire Général de l’Association. Fils de André Sinamenye de l’ancienne Préfecture de Gikongoro, un homme qui n’a jamais trempé dans le génocide, qui, par contre, a combattu le gouvernement qui a planifié ce génocide. André Sinamenye était un fidèle partisan de PSD dans la période 1991-1994. Il est rapporté que ce parent a tout fait pour dissuader en vain son fils de ne pas faire partie de Jambo asbl.

Norman Sinamenye est donc le seul membre de Jambo asbl qui n’a pas été encouragé par ses parents pour militer au sein de Jambo asbl contrairement à Robert Mugabowindekwe, Laure Uwase, Natacha Abingeneye, Placide Kayumba, Ruhumuza, Gustave Mbonyumutwa et les autres.

Jambo asbl adopte une démarche idéologique subtile pour mieux introduire et faire la propagande du négationnisme du génocide cotre les [Ba]Tutsi. Même si elle adopte la terminologie de Génocide perpétré contre les [Ba]Tutsi du Rwanda, teminologie consacrée par l’ONU, elle s’empresse d’y ajouter… ‘‘ et génocide des Bahutu’’.

Jambo asbl n’accepte jamais la responsabilité du Gouvernement dit des Abatabazi (Avril-juillet 1994) dans la perpétration du génocide contre les [Ba]Tutsi encore moins celle du MRND et des ailes POWER des autres partis criminellement actifs durant le génocide contre les [Ba]Tutsi. Pour elle, les FAR sont également des saints dans ce génocide perpétré contre les [Ba]Tutsi de 1994. Elle brandit le fait que le Gouvernement interimaire des Abatabazi tentait de rétablir la paix dans le pays.

René Mugenzi et le Négationnisme du génocide contre les [Ba]Tutsi en Grande Bretagne

En Grande Bretagne comme aux USA, les négationnistes du génocide contre les [Ba]Tutsi se passent pour des rescapés de ce génocide. C’est le cas du négationniste René Mugenzi qui a été invité par AlJazira TV l’année passée pour proférer un tel mensonge au moment où son père Joseph Mugenzi sérieusement soupçonné de crimes de génocide se cache quelque part en Hollande. René Mugenzi, un négationniste tristement fameux en Grande Bretagne

C’est aussi le cas de Peter Mutabaruka sérieusement soupçonné d’avoir mené des tueries à Bisesero/Kibuye. Il vit en GB avec son père, pasteur Célestin Mutabaruka, 64 ans, de l’Eglise Community Church, accusé de crimes de génocide lui-aussi.
Peter Mutabaruka fait fi des crimes de son père et mène des attaques sur les réseaux sociaux contre le régime rwandais actuel qu’il accuse de violation des droits humains. En 2017, il a initié sur Facebook et Youtube une campagne médiatique qu’il a baptisée ‘Amahoro iwacu’ (Paix Chez Nous) où il exige le départ du Chef de l’Etat.

Ces deux compères, René Mugenzi et Peter Mutabaruka, travaillent main dans la main avec les Gatebuke, denise Zaneza et FDU Inkingi dans leur propaganda du négationnisme et révisionnisme du génocide péerpétré contre les [Ba]Tutsi du Rwanda. Ils profitent de toute occasion si gratuite soit-elle pour accuser de tueur le régime rwandais. Sans s’appuyer sur aucun fait tangible, ils ont accusé lerégime d’avoir tué l’artiste Kizito Mihigo, auteur d’une chanson ‘Igisobanuro cy’Urupfu’ (Le sens de la mort) qui s’est suicidé dans un cachot de police de Kigali.

Les activités des négationnistes du génocide contre les [Ba]Tutsi en Australie, en Nouvelle Zélande et au Canada
D’autres rwandais négationnistes du génocide sont entrain de grossir leurs rangs en Australie et en Nouvelle Zélande. Ils se sont fait entendre en cette période des Cents Jours de 26ème commémoration du génocide contre les [Ba]utsi du Rwanda de 1994. Rejettant la dénomination consacrée par l’ONU de ‘‘Génocide perpétré contre les [Ba] Tutsi’’, les négationnistes adoptent un langage de ‘génocide rwandais’. Peter Mutabaruka, un négationniste rwandais vivant en Australie où il a créé un mouvement dit ‘Amahoro Iwacu’ (Paix Chez-nous)

Le couple Nelson et Yvette Muhirwa résidant en Australie mène une campagne médiatique brandissant l’accusation selon laquelle le FPR a commis des crimes contre les Bahutu. Cette recette est reprise par d’autres irascibles du groupe terroriste du RNC/Rwanda National Council dont un certain Robert Mukombozi et Kalisa Mubarak.

Au Canada, une femme Louise Uwacu brandit son statut usurpé de rescapée du génocide contre les [Ba]Tutsi pour embraser une campagne négationniste collaborant de très près avec Claude Gatebuke et les autres négationnistes. Il est pourtant connu que cette femme qui passe pour une rescapée ne l’est pas en réalité, qu’elle n’a jamais été inquiétée parce que elle été [Mu]Hutu durant le génocide contre les [Ba]Tutsi du Rwanda. Originaire de Ruhengeri, à quelques kilomètres de la frontière avec l’alors Zaire, Louise Uwacu a fui avec sa famille pour le Zaire, devant l’avancée des troupes du FPR en juillet 1994.

Négationnistes utilisent les réseaux sociaux comme arme
Beaucoup de négationnistes du genocide contre les [Ba]Tutsi du Rwanda de 1994 utilisent les médias sociaux. Leur propagande est postée sur les Youtube et radios et TV en ligne dont Ikondera Libre TV. C’est le cas de Eric Udahemuka qui fut journaliste à Isimbi Newspaper au Rwanda avant son exil qui lance un débat dont le titre évocateur ‘‘Kuki Abatutsi bo mu Rwanda biyenza bakazura akaboze’’ (Pourquoi les [Ba]Tutsi du Rwanda sont-ils provocateurs, qu’ils remontent le passé et minent dangereusement la réconciliation).

De ce qui précède on peut comprendre que ces négationnistes ont un cas sur leur conscience. Ceci montre que quand bien même il y a eu des perpétrateurs du génocide contre les [Ba]tutsi qui ont comparu devant la justice et punis, il y a aussi ceux qui ont fui cette justice et qui militent dans le négationnisme de ce génocide et le transmettent à leurs enfants. Ce constat interpelle et convoque beaucoup de forces positives pour lutter contre ces négationnistes 26 ans après cet apocalypse qui a frappé le Rwanda en 1994 et emporté 1.240.000 [Ba]Tutsi.

Pour une meilleure lutte contre les négationnistes
Curieux est de voir la société civile rwandaise ne pas prendre part efficace contre ce mal idéologique pernicieux. Pourtant les pouvoirs publics doivent être épaulés par les organisations de la société civile opérant dans le domaine des droits civiques et gouvernance sociale. Celles-ci, sur leur propre initiative peuvent lutter contre ces négationnistes opérant dans le lointain Occident et endommageant les avancées réalisées par la gouvernance rwandaise en matière d’élimination de l’idéologie génocidaire inculquée dans la conscience sociale depuis l’An 1959 date de la publication du Manifeste des Bahutu qui est devenu tout un programme des régimes ethnocentristes de Kayibanda Grégoire (1962-1973) et du Gén. Juvénal Habyarimana (1973-1994).

Déconstruire l’idéologie génocidaire par la participation des jeunes gens aux projets de société a la base communautaire
Les Associations de jeunesses luttant pour la dignité des Rwandais, pour l’humanisme…peuvent naître animées par des sociologues dans le pays. Ces associations sans but lucratif pourraient lutter contre ces négationnistes semeurs de zizanie à la base communautaire. Elles initieraient des programmes de volontaires dans l’amélioration de l’habitat des citoyens pauvres en multipliant à cet effet des camps de travail. Les soirées culturelles de ces rendez-vous des jeunes seraient animées par des sketches et autres pièces de théâtres parfaitement orientées dans l’acceptation et tolérance de l’autre avec ses atouts, ses potentialités et faiblesses.

Des films culturels seraient visionnés, toujours au profit des habitants locaux. Mais ce qui serait visé à la fin de ces séances serait des débats centrés autour de comment s’améliorer dans sa conscience et dans ses prestations de travail créateur de biens et services économiques. Les débats, bien conçus et organisés, donneraient plus tard à un degré d’abstraction montrant comment le capitalisme mal régulé crée des idéologies superstructurelles qui détruisent la société humaine.

Collaboration Société civile et pouvoirs publics

Beaucoup de scénarion de déconstruction de cette idéologie du génocide sont possibles. Il suffit que les intervenants dans cette lutte soient mus par cette volonté fugace de la déraciner complètement avant de penser aux avantages pécuniaires inhérents à cette fonction sociale.
Ces associations de la jeunesse qui organiseraient des communications publiques après des camps de travail fréquemment organisés à la base communautaire dans le seul souci de venir au secours des personnes défavorisées socialement, pourraient travailler main dans la main avec les responsables de districts et de secteurs chargés de l’assistance sociale. Mieux, ces responsables devront être nommés aux postes sur avis de ces associations des jeunes qui doivent suivre de très près ce processus de déconstruction psychologique de l’idéologie du génocide, idéologie puissamment alimentée en cachette par ces négationnistes de mauvais acabit.

Redigé par Jovin Ndayishimiye Le 12 mai 2020

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En kinyarwanda, langue à classes, le passage du singulier au pluriel correspond à un changement de ‘classe’ et donc de ‘préfixe nominal’ et de la voyelle initial le mot « umutusi » donne abatutsi, au pluriel. Les Batusi,  Bahutu, Banyamurenge, Bacongo, Bashi,  Barundi……en francais.

Bien nommer, c’est reconnaitre pleinement. L’exactitude et l’uniformisation terminologiques s’inscrivent dans le combat contre le négationnisme, notamment contre le négationnisme « ordinaire » rampant,que véhicule des terminologies comme « génocide rwandais »

En effet,elle laisse penser que toutes les composantes de la société rwandaise auraient été victimes d,un génocide, qu’au Rwanda « les Bahutu ont tué les Batutsi et les Batutsi ont tué les Bahutu », en versant ainsi dans la théorie du « double génocide » des négationnistes et autres révisionniste du génocide contre les Batutsi.

De l’ambiguité de la terminologie de « Génocide des Tutsi »

La terminologie de « génocide contre les batutsi » est, donc, la seule à être exacte. C’est la même que celle de « génocide perpétré contre les Batutsi.

Extrait : Docteur Alex Kagame, Servilien Sebasoni, Andre Twahidwa……..

Posté par rwandaises.com