La République démocratique du Congo (RDC) reste l’un des sanctuaires des génocidaires rwandais en Afrique centrale. Les milices hutus des FDLR, qui comptent encore dans leurs rangs des acteurs du génocide rwandais, sont encore très présents dans l’Est du pays. En août, un rebelle rwandais accusé de génocide et de crimes contre l’humanité au Nord-Kivu. Ancien maire de Kivumu (ouest du Rwanda), Grégoire Ndahimana sera transfèré au siège du TPIR à Arusha.

Grégoire Ndahimana est accusé d’avoir planifié le massacre d’au moins 2 000 Tutsis rwandais. Ndahimana était administrateur de la ville rwandaise de Kivumu pendant le génocide de 1994 au cours duquel quelque 800.000 Tutsis et Hutus modérés ont été tués. La plupart des anciens militaires rwandais et des membres de la milice Interahamwe responsable du génocide ont fui en RDC après l’arrivée au pouvoir de rebelles tutsis emmenés par l’actuel président rwandais Paul Kagame. Leur présence dans l’Est du Congo (RDC) a été le prétexte à deux interventions militaires rwandaises qui ont déclenché de 1998 à 2003 une guerre et une catastrophe humanitaire qui a fait 5,4 millions de morts au cours des dix dernières années.

L’armée congolaise mène depuis janvier des opérations pour traquer les rebelles des FDLR dont certains membres sont accusés de participation à ce génocide. Selon les Nations-Unies, depuis quelques semaines, cette traque commence enfin à porter ses fruits.

Christophe Rigaud

 

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Posté par rwandaises.com