Conceptualiser et promouvoir la gouvernance démocratique dans une perspective réellement africaine, situant l’être humain au centre de la régulation de l’espace public dans les pays africains. Tel est le but visé à travers le séminaire ouvert depuis hier, mercredi 10 mars, à Dakar. Cette rencontre que l’Institut africain de la gouvernance (Iag) tient sur trois jours s’articule sur « Les conceptions actuelles de la gouvernance du développement en Afrique ».
L’Institut africain de la gouvernance (Iag) a ouvert depuis hier, mercredi 10 mars à Dakar, un séminaire de trois jours sur « Les conceptions actuelles de la gouvernance du développement en Afrique ». Cette rencontre a enregistré la participation de plusieurs sommités dont l’ancien président de la République de Guinée Bissau, M. Henrique Rosa Pereira et le Ministre conseiller à la Présidence de la République, Mme Fatou Danielle Diagne.Dans un élan de plaidoyer pour la gouvernance de développement en Afrique, le mot qui est revenu d’une manière récurrente dans les discours est la corruption. Le représentant régional de la Banque africaine de développement (Bad), M. Mohamed H’Midouche a souligné que « les pays africains ont réalisé des avancées considérables dans l’amélioration des pratiques en matière de gouvernance et par conséquent la croissance économique a été robuste ». Toutefois, a-t-il poursuivi, « d’importants défis peuvent encore être relevés et le renforcement des institutions du secteur public, système de gestion des ressources publiques, doivent être également encourager. Tel est le fondement d’une croissance soutenue et un meilleur climat des affaires ». A son avis, « beaucoup de pays sont à la croisée des chemins entre, d’une part, la voie conduisant vers la corruption, l’impunité et la corruption, et d’autre part, la transparence, la cohésion, une croissance économique soutenue et l’atténuation des souffrances ».

Sur cette même lancée, le représentant de l’ambassadeur de France à cette rencontre de l’Iag souligne qu’une telle démarche rassemble toutes les organisations pour refléter avec les représentants des Etats, le secteur privé, la société civile, les partenaires techniques et financiers sur l’ensemble des approches les plus appropriées à la gouvernance pour le continent africain dans ce 21ème siècle. A son avis, « la gouvernance démocratique dépasse largement le principe de bonne gouvernance qui était centré sur la conduite de réforme notamment économique comme condition de stabilité politique ».

Ousmane Sy, Président du Conseil d’administration (Pca) de l’Institut africain de la gouvernance (Iag) a pointé du doigt les paradoxes relevés en Afrique qui, malgré ses richesses naturelle, se caractérise par une population extrêmement pauvre. Pour lui, « c’est autour de ces paradoxes que les pays africains doivent plancher en mettant la question de la gouvernance et du développement au centre des réflexions ». A son avis, « il est important de penser à la refondation de cette gouvernance mais autour de principes et de valeurs à partir de grandes échelles du continent ».

Pour lui, « la gouvernance c’est comment une société gère ses cohérences ». Afin d’y parvenir, M. Sy pense que l’Afrique peut s’appuyer sur une grille de lecture composée en cinq points qui sont entre autres : mettre les valeurs et les principes au centre de la réflexion pour la refondation de la démocratie et de la gouvernance ; partir de l’expérience des acteurs qui sont les meilleurs experts dans leur domaine ; relier les échelles ; mettre en harmonie la gestion de la diversité avec l’unité. A cela le Pca de l’Iag y a ajouté les deux grands défis auxquels, selon lui, le continent africain doit répondre à savoir la création de la richesse et trouver de l’emploi aux jeunes africains.

De sont point de vue, ce sont les leviers qui vont permettre de répondre à ces défis au niveau local. « Il faut partir du niveau local pour refonder la gouvernance pour révéler un espoir de développement nouveau pour l’Afrique ».

par Bacary DABO

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Posté par rwandanews.fr